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planetegrenade
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Blog Journal intime
Date de création :
12.03.2008
Dernière mise à jour :
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lecture malsaine

lecture malsaine

Posté le 18.03.2008 par planetegrenade
Pourquoi ai-je choisi de lire ce chef d'oeuvre? Il réveille en moi beaucoup d'émotion mais surtout une grande prise de conscience. J'ai le coeur qui se compresse à la lecture de certain passages. C'est assez dur de faire face à certaines réalités surtout si on a ce sentiment de déja vu, déja vécu.
Une page que je souhaite recopier car elle exprime à la perfection ce que j'aurai aimé t'écrire ce fameux 21 JANVIER 2008.

DE PROFUNDIS (suivi de lettres sur la prison) de OSCAR WILDE

Je me reproche la dégradation morale absolue que je t'ai permis de provoquer en moi. La base d'une personnalité, c'est la volonté, et ma volonté est devenue totalement soumise à la tienne. Cela parait ridicule à dire, mais ce n'en est pas moins vrais. Ces scènes incessantes qui apparemment t'étaient presque physiologiquement necessaires, au cours desquelles ton corps et ton esprit se décomposaient tandis que tu devenais quelque chose de terrifiant à voir comme à entendre; ton incapacité à controler tes émotions, dont témoignaient aussi bien tes longues périodes de silence buté, rancunier, que tes crises de rage subites, comme épileptiques(...)tous ces traits furent l'origine, furent la cause, de mes capitulations fatales devant tes exigeances de jour en jour plus grandes. Tu épuisais les gens.(...)
Dans tout rapport vital; on doit trouver un moyen de vivre. Dans tons cas, il fallait soit s'abandonner à toi, soit t'abandonner. Il n'y avait pas de troisième solution. En raison d'une affection profonde, quoique mal placée, pour toi; en raison d'une grande compassion pour tes faiblesses de nature et de caractère(...) pour toutes ces raisons, aussi simplistes qu'elles puissent paraitre, j'ai toujours cédé devant toi. Il en resulta tout naturellement que tes demandes, tes efforts pour assurer ton emprise sur moi, tes exactions, devinrent de plus en plus déraisonnables.La plus mesquine de tes motivations, le plus bas de tes apétits, la plus vulgaire de tes passions, devenaient une loi sur laquelle le vie des autres devait à tout moment s'aligner. Sachant qu'en faisant une scène tu obtenais toujours ce que tu voulais, il était tout naturel que tu recoures, presque inconsciemment je n'en doute pas, à tous les excès possibles de violence et de vulgarité. En fin de compte tu ne savais plus vers quel objectif tu te précipitais, ni quel but tu poursuivais. Après avoir pris possession de mon génie, de ma volonté, tu exigeas, avec l'aveuglement d'une avidité insatiable, mon existence toute entière. Tu t'en emparas.(...)J'avais toujours cru que de te céder sur des petites choses n'avait pas d'importance; que lorsque se présenterait un moment décisif, je saurai réaffirmer ma volonté. Ce ne fut pas le cas. La vie ne connait pas, en vérité, de choses grandes ou petites. Toutes choses ont même valeur et même calibre. L'habitude que j'avais prise de te céder sur tous les points était devenue insensiblement partie intégrante de ma nature. A mon insu, elle avait stéréotypé ma personnalité, lui donnant de façon permanente une disposition désastreuse. Je t'avais permis de saper ma force de caractère.

D'avoir recopier ce passage m'apaise. L'écriture c'est ma thérapie; non pas que je me considère comme quelqu'un de traumatiser. Je veux juste faire part de mon déclic, de ma "renaissance". Comme je dis toujours aux gens qui se sont inquiétés pour moi, cette histoire a été un mal pour un bien! Et j'avance désormais sans crainte. J'ai pris conscience que dans la vie on peut tout surmonter. Il y a des souffrances bien plus douloureuses comme la maladie ou la perte d'un être cher mais tout est encaissable grace à 2 éléments: la volonté et le temps. Alors quand j'entends des gens se plaindre pour des futilités, j'ai simplement envie de leur dire "vous êtes acteurs de votre vie".
Je n'ai pas de regret si ce n'est que j'aurai aimé réagir plus tôt mais il fallait attendre le bon moment déclancheur.


"Nous n’avons pas une conscience immédiate des opérations de notre esprit, et celles-ci fonctionnent d’elles-mêmes tant qu’elles ne se heurtent pas à des obstacles extérieurs. La prise de conscience est donc centripète et non centrifuge, c’est-à-dire qu’elle part du résultat extérieur des opérations avant de remonter à leur mécanisme intime."
Psychologie et épistémologie. Jean PIAGET


Je n'arrive pas à télécharger le morceau que je souhaitais, je ne suis pas la reine de la technologie!! Je voulais illustrer cet écrit avec le grand classique "grande sarabande" (film BARRY LINDON), et puis j'ai pensé au morceau du film ELEPHANT MAN mais je n'y arrive pas non plus. Alors ce sera Romance d'amour (film LES JEUX INTERDITS).
Son associé au billet :



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